Après une petite baisse de moral mercredi, mon patron me propose de me déposer quelques heures à Saint-Denis, où il doit se rendre pour un RDV professionnel : une petite journée de tourisme en plein milieu de la semaine, autant dire que c’était le pied !
L’escapade commence par un trajet mouvementé à travers l’île : passage à proximité du volcan qui est dans les nuages et que je ne peux donc pas admirer, puis plaine des cafres et des palmistes, rien avoir avec les plaines de chez nous. Je me serais crue au plein milieu de Jurassic Parc : une végétation débordante avec des fougères énormes et toutes sortes de plantes vertes touffues, qui ne poussent qu’en milieu extrêmement humide. En une heure, nous passons de 26°C à 13°C en haut du cirque de Mafate. C’était tout simplement époustouflant. Une petite photo pas très représentative car prise de la voiture qui ne roulait pas moins vite qu’à 120 km/h sur une départementale. J’ai vite compris pourquoi mon patron m’a demandé si j’étais malade en voiture. J’aurais du répondre « oui » je crois !
Mon chef me dépose sur le « Barachois », la promenade des anglais réunionnaise… Enfin, c’est un bien grand mot tout de même : une petite allée borde la mer marronnasse de Saint Denis et débouche sur un petit jardin bordé d’anciens canons.
Je débouche sur la place du 20 décembre 1848, date de l’abolition de l’esclavage, où on trouve également la statue au goût du jour : Roland-Garros qui est d’ailleurs un aviateur, pour les incultes comme moi et Vaness qui pensaient que c’était un tennisman. Je remonte la rue de la victoire, après une pause pain au chocolat chez Paul (ça fait du bien) et comme d’hab à la Réunion c’est partie pour la grimpette. Et là, c’est partie pour s’en mettre plein la vue des cases créoles typiques : de la case pourrie cramée à la villa du président des sucreries Bourbon à 9000 euros de loyer par mois, en passant par la case au toit en mosaïques et les somptueuses demeures colorées : il y en a pour tous les goûts.
Passage par la cathédrale qui n’a rien d’exceptionnel, puis direction le jardin d’Etat qui a un peu été ravagé par le dernier cyclone, mais vaut quand même le coup d’œil.
Direction ensuite le grand marché où s’étalent des centaines de nappes malgaches brodées, des masques africains, toutes sortes de souvenirs réunionnais qui donnent envie, mais je résiste. Après une petite pause repas, porc aux trois merveilles délicieux, et quelques goyaviers négociés sur le bord de la route, je reprends mon chemin. Je me fais aborder par un monsieur un peu saoul qui visiblement tombe amoureux de mois en 2 min et me demande de lui envoyer une lettre. Je prends son adresse pour être gentille et me délivre au bout de vingt minutes de blabla. Ouf ! Mon chemin s’arrête devant le temple musulman dans lequel je n’ai pas le droit de rentrer car c’est l’heure de la prière et le temple tamoul de Saint Denis, quand même moins beau que celui de Saint-Pierre. Ca y est je commence déjà à devenir chauvine. C’est malheureux !
2 commentaires:
Salut les saucisses, si votre boulot d'"ingénieuse" devait un jour vous déplaire, vous pourrez toujours vous reconvertir dans le journalisme. Des talents se découvrent ...Go on like this !!
Papou
On dirait qu'il y a un nuage en forme de lapin derrière la villa du président des sucreries Bourbon.
En tout cas ça pète cette baraque !
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