vendredi 20 juin 2008

Samedi 14: Journée dans le Sud Sauvage…

Après une nuit plutôt beaucoup trop courte, nous voilà parties pour le grand Sud de l’île à bord de notre petite twingo blanche. Vanessa prend le volant : direction Sainte-Rose, la pointe Est de l’Ile. Même de la voiture les paysages qui se déroulent sous nos yeux sont tout à fait magnifiques : un océan bleu turquoise avec des vagues gigantesques et une végétation digne de la forêt équatoriale suivie quelques dizaines de kilomètres plus loin d’un désert de lave fumante. Plutôt dépaysant !

A l’allée, nous ne résistons pas et nous arrêtons au bord de la dernière coulée de lave qui date d’avril 2007 et fume encore. Plus incroyable encore, la végétation repousse déjà au milieu de la lave toute craquelée. Impressionnées, nous ramassons quelques cailloux souvenirs, mitraillons le site de photos et nous voilà reparties direction Sainte Rose. Nat y demande « où est-ce qu’on peut trouver une boulangerie dans ce village ? » et le terme village n’était pas encore bien approprié, c’était plutôt un lieu dit. Nous nous enfilons nos sandwichs pas terribles, terribles, et Nat reprend le volant.


Là stupeur : elle pile pour laisser passer un endormi, espèce de caméléon bizarre, vert et rouge qui traverse tranquillement la route. Il est paisible comme dirait Vanessa, lui aussi a du prendre le rythme créole. Premier arrêt au pont suspendu de Sainte Rose, un pont qui a été construit en métropole pour la Réunion. C’est fou non ? Nat n’est pas très rassurée une fois sur le pont lorsqu’elle regarde à travers les lattes et fait vite marche arrière, pendant que Vaness escalade une colline pour aller prendre des photos et manque de se casser la figure en redescendant.


Nous faisons ensuite marche arrière et notre prochaine étape est l’église de la vierge au parasol.

Celle-ci aurait protégée le village de Piton Sainte Rose d’une coulée de lave en 1986. La coulée s’est arrêtée à la porte de l’église, ce qui en fait pas un miracle puisque arrivée à un obstacle elle le contourne forcément. Mais bon les créoles y croient et en période d’éruption, ils attendent le dernier moment pour l’enlever pour qu’elle les protége. L’église est un peu kitch à part ça, mais c’est impressionnant que la lave ne l’ait pas brûlée.


L’étape suivante se révèle être le paradis sur Terre : l’anse des cascades, une splendeur sans nom.

C’est en fait une sorte de petite crique où une kyrielle de petites cascades dévalent les falaises noires de laves et vont se jeter dans la mer, que dis-je l’océan déchaîné, mais toujours aussi belle. A ça s’ajoute une forêt de palmiers géants parsemée de baobabs et un petit port de pêche tout à fait charmant. Bref c’est indescriptible, il faut l’avoir vu !


Passage au bord des différentes coulées de lave et arrêt à nouveau à la coulée de 2007. Cette fois-ci, nous mettons le doigt sur le traître de la coulée : un cratère encore fumant auquel nous n’avons malheureusement pas le droit de monter. Nous nous arrêtons ensuite quelques temps au jardin volcanique, un sentier de randonnée noir et rouge en bord de mer.


L’après-midi avançant très vite, nous nous voyons obligées de lever l’ancre pour nous rendre à la cascade de Langevin.

Et là encore nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Un trou d’eau turquoise avec une gigantesque cascade. Dommage que le temps se couvre et que nous devons chausser les K-way.


Voulant absolument aller admirer le coucher de soleil sur la superbe plage de Grand Anse, nous filons vers Cap Méchant, une crique qui fait une sorte de souffleur frappant les falaises. A notre grande surprise, nous tombons nez à nez avec une dame un peu folle qui nous déblatère au moins 10 mots à la seconde et nous demande si nous sommes des « complices du Diable ». Au bout de 5 min de charabiat incompréhensible, Vaness s’énerve et lui dit que nous ne sommes pas du tout de son avis et lui dit de bien s’hydrater car elle parle beaucoup trop. Nous nous défaisons de la dame au bout de bien 15 min de monologue acharné et nous nous précipitons dans la voiture pour lui échapper. Un margouillat tente d’ailleurs de s’échapper avec nous en montant dans la voiture.

Direction Grand Anse où nous arrivons évidemment trop tard pour le coucher du soleil, malgré les efforts de Johnny de Vanessa. Nous découvrons alors un panneau « Baignade déconseillée : Présence de courants et de requins »,

comme quoi nous n’avions pas les choquottes pour rien, ils existent bien ces fameux requins. Nous flânons un peu sur la plage de sable fin et admirons un couple de jeune mariée en train de faire photographier sur la plage.

C’est là que le drame commence. Nous remontons dans la voiture et pour faire comme le cortège Vaness donne un coup de klaxon. Nous continuons notre route et nous rendons compte au bout de quelques virages qu’une mamie nous suit et nous fait des appels de phare d’un air de dire « ben on attend pas le cortège ». Elle nous suit un bon moment et capte un peu tard à mon avis qu’elle s'est trompée de cortège. Nous avons bien cru qu’on allait devoir lui offrir l’apéro en arrivant !

4 commentaires:

Unknown a dit…

Merci bcp de nous faire baver avec de si belles photos. c'est un régal de parcourir votre blog.

Bonne balade dans les iles et la végétation sauvages.
++

Anonyme a dit…

Comme d'hab on nous fait croire qu'il y a des requins sur cette île, mais toujours pas de photos de ce prédateur mangeur de poissons (il faut bien qu'il se nourisse, pardi !!), à l'occasion mangeur d'hommes, que dis-je .. de femmes !!

Et j'ose espérer que vous n'aurez pas abandonné la mamie en pleine cambrousse et qu'elle ne sera pas arrivée au repas de mariage pour le café

Bisous, papou

Nathyo a dit…

Salut les filles, là jsuis coincée dehors alors je m'occupe à lire votre blog, et encore une fois vous vivez de passionantes aventures !! C'est marrant comment c'est raconté...

Allez bises !

Anonyme a dit…

A non la coulée qui a contourné l'église c'est celle de 1977.Et la vierge parasol n'été pas là ou tu la vue à l'origine. elle à été effectivement déplacé a cause d'une autre éruptions qui l'aurait enseveli si personne ne l'avait enlever.En tout cas C beau la Reunion. C mon île natale et mon avenir. Cette île à tout pour plaire n'est-ce pas?