dimanche 29 juin 2008

Samedi 28 juin : Forêt primaire, distillerie et fête du goyavier, tout ça en une journée !

Le weekend commence vendredi soir par la rencontre avec notre nouvelle voiture : une clio blanche, que nous baptiserons classiquement Clio. Nous en profitons alors pour aller faire quelques courses : une chambre à air pour Marjo, un maillot de bain pour Vaness et un kit palmes/masques/tuba pour Nat. Au retour, Nat tombe nez à nez avec un scorpion qui se baladait tranquillement au pied du lit. Vanessa plus courageuse l’écrabouille avec sa claquette, pendant que Nat s’occupe de le jeter dans le buisson, pas dans la poubelle : on ne sait jamais s’il venait à ressusciter. Arrivée dans la douche, Nat rencontre cette fois-ci une cochenille : vous savez les mille-pattes avec deux dards vénéneux sur la tête. Bon il s’agit de rester cool, nous n’allions pas nous gâcher une soirée pour si peu, même si Vaness a compté les scorpions toute la nuit. La soirée se termine dans le bar « Les sales gosses » où ces demoiselles se sirotent un cocktail pour Marje et des jus pays pour les deux autres. La musique électro atroce du bar les fait cependant vite fuir.

Le lever du samedi matin fut absolument terrible. Au bout d’un mois et demi à la Réunion, les trois filles commencent à manquer réellement de sommeil. Nous voilà donc parties direction la forêt de Bellouve, une forêt primaire, un peu du style Jurassic Park.

La végétation y est incroyable : fougères arborescentes se mêlent à des conifères bizarres, où logent toutes sortes d’oiseaux chantonnant. Au bout d’une petite demi-heure de marche, nous atteignons un point de vue surplombant le cirque de Salazie : un petit village au creux des montagnes vertes, c’est absolument magnifique !

Pour rejoindre la voiture nous décidons de prendre le chemin de la vierge, un sentier plus long qui zigue-zague à travers la forêt. Le problème est que les panneaux d’indication ce n’est pas le fort des créoles et qu’au bout d’une heure de marche nous nous retrouvons un peu perdues.

C’est pas grave, nous décidons de réfléchir autour de notre casse-croûte. Par chance nous tombons sur un groupe de randonneurs qui nous indique le chemin à prendre. Heureusement, nous sommes sauvées ! Il est à noter que la voiture se trouvait 20m plus loin…

Nous continuons ensuite vers la plaine des palmistes (pas palmiers, car ici l’arbre qui a la côte est plutôt la fougère arborescente) où se déroule la fête du goyavier, un petit fruit rouge, spécialité des Hauts de la Réunion. La fête consiste en fait en une petite fête foraine avec crêpes, gaufres, manèges, dégustation des produits locaux à base de goyavier et une scène de concert. Après un petit tour, nous décidons d’y revenir dans la soirée pour l’élection de Miss Goyavier.

La route reprend direction la coopérative de vanille de Bras-Panon. Pas de chance nous nous retrouvons devant une porte close et la dame de l’office du tourisme de Saint André nous apprend que celle-ci est en fait fermée depuis 3 ans. Merci le guide du routard de ne pas être à jour ! La dame nous propose comme alternative la visite de la distillerie de rhum Savannah, après une petite visite de l’office de tourisme logé dans une vieille case créole type coloniale jolie, mais un peu kitch, il faut le dire.

Arrivées à la distillerie, il faut attendre le début de la visite. Epuisées les trois saucisses s’endorment au soleil sur les bancs devant l’accueil. La guide vient nous chercher pour une visite qui commence par un film très instructif sur la filière sucre et se poursuit par une visite sur le site lui-même.

Dommage que la récolte des cannes à sucre ne commence que mardi prochain et que nous n’ayons donc pu voir que la partie fermentation et distillation. D’ailleurs pour la petite histoire, les deux usines sucrières de la Réunion permettent grâce aux déchets de canne de produire 60% de l’électricité de l’île.

Et pour les allemands qui nous lisent, l’usine Savannah produit du rhum léger (en arôme, et non en degré d’alcool qui est de 94,5%) dont 80% de la production part en Allemagne pour la fabrication du schnaps. Et oui, l’alcool de fruit des allemands est fait à partir de rhum. Qui l’eut crût ? Nat remarque un fût de fermentation qui date du 25 septembre 2007 et se demande s’ils ne pourraient pas lui offrir pour son anniversaire. Evidemment, la visite se termine par une dégustation de rhum métis avec du sirop la cuite, un vrai délice. Elle se poursuit par du rhum au litchi et des confitures au rhum. Comme des vrais touristes les filles ne peuvent s’empêcher d’acheter des souvenirs pour offrir à leurs proches ou pour déguster à la maison d’ailleurs.

Il est l’heure de repartir á la plaine des palmistes car il est hors de question de rater la tant attendue élection de Miss Goyavier. Mais bon ce n’était sans compter que nous allions nous perdre dans Saint André à cause, une nouvelle fois, d’une pénurie de panneaux d’indication. Nous roulons une bonne demi-heure pour nous rendre compte au final que nous avons fait un tour de con, puisque nous nous retrouvons au point de départ : la pharmacie de l’espoir. Vaness demande de l’aide à un camionneur qui nous remet sur le droit chemin. Nous arrivons à temps pour l’élection et avons même le temps de manger des samoussas et des gaufres pour nous mettre dans l’ambiance. Nous assistons en attendant à un concert de Sega, un type de musique mauricienne, tout à fait sympathique.


L’élection de Miss Goyavier commence par un défilé en tenue de sport, eh oui il fait froid à la plaine des palmistes, et le maillot de bain n’est donc pas au rendez-vous. Nous sommes étonnées de découvrir quelques filles plutôt très rondouillardes et pas franchement jolies.

L’interview de ces demoiselles se révèle plutôt comique : la candidate n°1 n’arrivant pas à aligner trois mots sous l’effet du stress. Les trois saucisses font leur choix : ce sera la n° 4 ou la n°7. Et elles ne se sont pas trompées puisque c’est la candidate n°7 qui sera couronnée Miss Goyavier, heureusement elle est jolie et c’est pas la plus creuse. Au passage, nous découvrons également la 1ère dauphine de Miss Réunion, plutôt charmante.

La soirée se perpétue avec un concert, mais le groupe met tellement de temps à s’installer et régler les instruments, que les filles s’endorment et congèlent sur place. Au bout d’une bonne heure d’attente dans le froid (il fait froid dans les hauts), le concert commence et se révèle être une vraie cacophonie. Dommage ! Les trois saucisses épuisées rentrent au bercail après une heure et demie de route. Elles ne demandent pas leur reste et tombent bientôt dans les bras de Morphée.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

POur de sélüves ingönieures vous pourriez peut être plancher sur les 40% restants d'electrcité à produire ... pourquoi pas la géothermie avec le volcanisme ou le solaire !!

Je suis déçu parce que je pensais que l'une des saucisses allait être sacrée Miss Goyavier . en fait je sais, elles se réservent pour Miss Réunion !!

Bisous et ne buvez pas trop de rhum ...

Anonyme a dit…

Bon anniv' Marje :D